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Le curcuma : un concentré de propriétés thérapeutiques

Le curcuma est utilisé depuis plus de 4000 ans par les Indiens dans de nombreux plats et comme remède dans leur médecine traditionnelle, dite médecine ayurvédique, une des plus anciennes au monde.

Le docteur Franck Senninger*, médecin-nutritionniste, nous en dit plus sur cette épice hors du commun possédant des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires anticancéreuses et digestives.

 

Philippe Kerforne : A quelle famille appartient le curcuma et d’où vient-il ?

Docteur Franck Senninger : Le curcuma fait partie de la famille des zingibéracées, comme le gingembre. C’est une épice d’une couleur jaune éclatant qui est extraite des rhizomes de la plante appelée Curcuma longa, familièrement nommée curcuma.
Cette épice est majoritairement originaire d’Asie du Sud-Est et, principalement, d’Inde, mais aussi du Bengladesh et de la Malaisie. C’est, ainsi, l’ingrédient principal du curry.

Philippe Kerforne : En quoi le curcuma est-il intéressant d’un point de vue thérapeutique ?

Docteur Franck Senninger : Le curcuma contient de la curcumine qui est son ingrédient actif. Suivant plusieurs études scientifiques, celui-ci possède de nombreuses propriétés thérapeutiques, notamment anti-inflammatoires, antioxydantes et anticancéreuses.


Philippe Kerforne : Comment le curcuma peut-il aider à prévenir le cancer et bloquer les cellules cancéreuses ?

Docteur Franck Senninger : La curcumine est un polyphénol qui explique la couleur jaune et la saveur du curcuma. De nombreux travaux scientifiques tendraient à démontrer que la curcumine serait très efficace tout au moins de façon préventive pour empêcher la formation et la prolifération des cellules cancéreuses.
Un des meilleurs arguments en ce sens est le fait que les Indiens, qui emploient massivement le curcuma dans leur cuisine, sont nettement moins touchés par de nombreuses formes de cancer que les Occidentaux. Les Indiens sont, notamment, peu affectés par les cancers du côlon, du sein et de la prostate.

Philippe Kerforne : Peut-on dire que le curcuma est une épice hors du commun, en tout cas, différente des autres épices ?

Docteur Franck Senninger : Effectivement. Ainsi, dans le cas des cancers, des milliers d’études scientifiques ont prouvé que la curcumine est la molécule d’origine végétale la plus efficace contre les cellules cancéreuses d’un grand nombre de tumeurs.
La forte action anti-inflammatoire de la curcumine en fait aussi une des molécules d’origine végétale des plus actives contre les inflammations.
Or, on sait qu’un environnement pro-inflammatoire favorise le développement des cellules cancéreuses.

Philippe Kerforne : Quels sont les mécanismes expliquant l’efficacité du curcuma ?

Docteur Franck Senninger : Pour l’instant, on sait encore peu de choses sur les mécanismes à l’origine de l’action anticancéreuse de la curcumine. On la constate plutôt qu’on ne l’explique.
On sait, qu’une fois ingérée, la curcumine est, en majeure partie, absorbée par l’intestin. Cette absorption est d’autant plus facile si le curcumin est mélangé avec du poivre noir, notamment à cause de la présence de la pipérine.
C’est la raison pour laquelle le curcuma est traditionnellement consommé avec du poivre noir ou que celui-ci se retrouve dans les compléments à base de curcuma.
Selon certaines études, dont une étude japonaise, le métabolisme de la curcumine serait favorisé par la flore bactérienne du colon.
Si l’on en croit ces chercheurs japonais, l’Escherichia coli, bactérie présente en abondance dans le côlon, contient une enzyme pouvant modifier la curcumine en tétrahydrocurcumine, une forme plus stable de ce polyphénol1.
Cette faculté de transformation est d’autant plus capitale que des travaux scientifiques ont prouvé que la tétrahydrocurcumine possède une activité anti-inflammatoire et anticancéreuse supérieure à celle de la curcumine.
La curcumine, peut, aussi, avoir une action inhibitrice sur plusieurs kinases, des enzymes impliquées dans la croissant des tumeurs2.
De même, la curcumine a été administrée à 25 patients atteints d’un cancer du pancréas en phase terminale. Cette administration a provoqué une diminution de 73% du volume de la tumeur dans un cas. Un autre malade a pu vivre deux ans et demi de plus que prévu tandis que quatre autres ont connu une stabilisation de leur maladie3.

Philippe Kerforne : Nous avons déjà évoqué ses propriétés anti-inflammatoires dans le cas du cancer, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Docteur Franck Senninger : Des recherches récentes ont démontré la capacité du curcuma à faire baisser le cholestérol et confirmé son action anti-inflammatoire dans le cas de maladies chroniques telles que l’arthrose, les colites inflammatoires, la polyarthrite rhumatoïde.

Philippe Kerforne : Quel est l’effet du curcuma sur le processus du vieillissement ?

Docteur Franck Senninger : Le curcuma, outre ses propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses, possède des propriétés antioxydantes attestées et participe à la lutte contre les radicaux libres à la base du processus de vieillissement.

Philippe Kerforne : Quel est l’intérêt d’ajouter du curcuma dans ses plats ?

Docteur Franck Senninger : Le curcuma aide à la production et à la sécrétion de la bile. Cette épice est donc utile si vous avez des problèmes de digestion et aussi pour favoriser l’appétit. Elle est aussi employée pour combattre les ulcères d’estomac. C’est aussi une façon naturelle de prendre un antioxydant et un anti-inflammatoire puissant.

Philippe Kerforne : Comment peut-on consommer le curcuma ?

Docteur Franck Senninger : Vous pouvez évidemment ajouter le curcuma quand vous faite la cuisine mais il y a, à cette utilisation, trois obstacles.
D’abord, en Occident, nous utilisons rarement des épices dans notre alimentation et très peu de plats occidentaux intègrent cette épice ou se prêtent à son ajout.
Il faut donc aller dans des restaurants indiens ou préparer, à la maison, des recettes à base de curcuma. Or, vous ne pouvez pas manger indien tous les jours et encore moins à chaque plat !
Les deux autres problèmes sont sa posologie et son absorption. En effet, la curcumine se trouve en quantité infime, dans le curcuma, c’est pour cela que l’alimentation indienne multiplie les prises. De plus, sa biodisponibilité est faible sous sa forme naturelle si cette épice est utilisée seule.
En effet, il faudrait en ingérer de grandes quantités pour bénéficier de ses bienfaits et y ajouter du poivre pour qu’il soit absorbé massivement par le côlon !
L’alternative consiste à prendre le curcuma en cure, sous forme de complément alimentaire. L’avantage de cette prise est qu’elle résoud le problème de dosage curcuma/poivre noir et maximise son absorption au niveau intestinal.

Philippe Kerforne : La prise de curcuma possède-t-elle des effets indésirables ?

Docteur Franck Senninger : Les principaux effets indésirables sont causés, comme nous l’avons déjà évoqué, par des problèmes de surdosage. En effet, si vous prenez des doses trop élevées de curcuma, cela peut entraîner des flatulences, des brûlures d’estomac, une sécheresse buccale mais aussi, en cas de surdosage important ou d’allergie : des nausées et des vomissements.
D’où l’intérêt de le consommer sur la forme de complément alimentaire pour profiter, pleinement et en toute tranquillité, de ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et anticancéreuses en étant sûr que son absorption sera optimale.

* Références du Dr. Franck Senninger.
Diplômé Universitaire de Nutrition et de Diététique/Diabétologie
Diplômé Universitaire de Médecine de l’Obésité
Diplômé Universitaire de l’Obésité de l’enfant et de l’adolescent
Diplômé Universitaire en hypnose
Diplômé Inter Universitaire du Sommeil et de sa pathologie
Membre de la Fédération Française de Cardiologie
Membre de la Société Française de Recherche en Médecine du Sommeil

Site : www.nutrition-sommeil.com

Liste des ouvrages du Dr Franck Senninger : cliquez ici

Philippe Kerforne
Journaliste, écrivain et rédacteur web
spécialisé dans le domaine des médecines douces et des remèdes naturels.

Etudes scientifiques
Hassaninasab A et coli. Discovery of the curcumin metabloci pathway involving a unique enzyne in an intestinal microorganism. Proc Natl Acad Sci USA 201 ; 108 : 6615-6620.
Banerjee S et coli. Ancient drug curcuin impedes 26S proteasome activity by direct inhibition of dual-specificity tyrosine-regulated kinase 2. Proc. Natl Acad. Sci. USA 2018 ; 115 : 8155-8160.
Dhillon N et coll. Phase II trail of curcumin in patients with advanced pancreatic cancer. Clin. Cancer Res. 2008 ; 14 : 4491-4499.